#DIYCouture : faire sa robe de mariée 2/2

Comme de plus en plus de mariées aux doigts agiles, j’ai décidé de coudre moi-même la robe que j’allais porter lors de mon mariage. Dans un premier article, j’ai évoquée  les 5 premiers steps durant lesquels j’ai choisi le modèle, trouvé les patrons et testé ma toile. Je me retrouvais devant une énigme car justement la toile ne m’allait pas… Je te dévoile ici la robe définitive portée le jour-j !

6.Pour la simplicité tu opteras

Après mes déboires avec un premier projet de robe trop ambitieux pour mon niveau de couture, j’ai opté pour le changement de modèle, et j’ai bien fait ! J’ai abandonné l’idée de vouloir copier une robe trop complexe et qui demandais un savoir faire que je ne maitrisais pas. J’hésitais des heures les ciseaux à la main sans oser me lancer.

La solution était pourtant toute simple, pourquoi vouloir couper de la dentelle pour réaliser des appliqués alors qu’elle allait créer d’adorables manches ?

Une fois l’idée de génie trouvée, j’ai réalisé un prototype sur mon mannequin en « drapant » le tissu autour. Je vous l’accorde le rendu n’est pas extra ordinaire car il s’agit du tissu de doublure. Cela donne une idée de la ligne de la robe pour savoir si elle sera flatteuse sur moi.

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Devant de la robe

 

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Dos de la robe

A partir de là tout est allé beaucoup mieux : j’avais une idée claire de la façon dont se construisait la robe et j’ai progressé rapidement sans trop de heurts.

J’ai commencé par le bustier qui me paraissait la partie la plus difficile car il doit être bien ajusté. Ce coup-ci, pas d’adaptation de patron maison, qui m’avait laissé trop de mauvais souvenir.

Le bustier est issu de cette robe McCall’s M7321 :

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J’ai « pillé » uniquement la partie en satin brillant de cette photo.

Voici les étapes principales de construction du bustier.

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On découpe délicatement le bustier. Pour éviter les marque d’épingles,j’ai utilisé ces zoziots en béton. Très pratiques.
On construit plusieurs épaisseurs de bustier (3 en vérité, pour que ce soit enfin moins transparent).
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On coupe à raz (5-6mm) les marges de couture pour limiter qu’on voit que ça s’effiloche. Aujourd’hui j’aurai fait des « coutures anglaises » mais à l’époque je ne connaissais pas la technique.
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On attache les couches entre elles, les 2 couches sont posées « endroit » du premier tissu contre l’endroit du deuxième tissu.

 

Les ajustements ? Presque pas nécessaires : le dos était juste un peu trop généreux pour mes proportions. Comprenez : j’ai de la poitrine (raisonnablement), mais la taille plus fine (bé quoi ? autant parler de ses atouts pour une fois !).

Next ? Les bretelles Marcel !

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C’est une étape délicate car cela va déterminer si la robe va tenir sur vos épaules. Perso, je perds souvent mes bretelles ce qui veut dire que mes épaules sont soit un peu trop étroites, soit un peu « tombantes ».

Pour un meilleur fit, elles ont été ajustées à la main par moulage directement sur moi. Cela s’est avéré une bonne partie de rigolade avec ma première main (alias Maman) pour positionner le tout !

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Je le saurais pour la prochaine fois, assembler des étoffes de différentes fluidités est la vrai difficulté de l’affaire.

Même au sein même du ruban de dentelle choisi, la dentelle rebrodée se tenait très (trop) bien tandis que la partie plus fine «plumeti», plus molle, avait tendance à se détendre.

Autre difficulté: Pour un résultat esthétique, les 2 bretelles devaient être réalisées en miroir et parfaitement ajustées à la même hauteur… donc il a fallu rallonger. malgré le coût rondelet de la dentelle, j’avais acheté un peu plus large et j’ai bien fait !

Le bustier est presque terminé :

 

Je suis passée à la découpe de la jupe.

Je cherchais une jupe qui ne soit ni moulante (pour éviter le look chemise de nuit) ni über fluffy (my big fat gypsy wedding ça va bien 5 minutes !). J’ai adapté un patron déjà en ma possession (et donc déjà testé sur le derrière de bibi).

Je ai utilisé la sous jupe que l’on voit apparaître en rose pâle sur la photo de ce patron Butterwick 4827 :

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Bon et là, drâââame : pas tout à fait assez de tissu pour tout couper dans le droit fil comme il fallait. Donc je suis retournée acheter 4m de tissus à 400 balles.

Nan je blague. J’ai juste un peu décalé les pièces,  je ne fais pas encore de la haute couture donc YOLO.

Ensuite je suis passée à la couture de la taille, pour assembler le bustier avec la jupe. Pas très compliqué.

La véritable difficulté réside dans le tissu, très fluide et que je n’avais jamais travaillé avant. Et dans sa couleur : un crème qui tâche facilement et sur lequel je n’ai pas osé faire des traces de craies, uniquement marquer avec des épingles (le tissu ne « marquait » pas trop heureusement).

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Quelques extraits du « fitting », on y voit apparaître la traîne….

7. A ton timing tu te tiendras

A J – 1 mois du mariage, il me restait très peu de choses à faire : ourlet, galon de dentelle à la taille… Et heureusement ! Toutes les autres tâches de préparation du mariage ont pris le relais à partir de là. Si vous aussi vous vous lancez dans l’aventure finir BIEN EN AVANCE devra être votre moto général.

8. De jolies finitions tu réaliseras

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Il y avait un autre petit problème dans mon patchwork de patrons : les coutures ne correspondaient pas exactement entre le haut et le bas. Mais pas de panique. Un petit bout de dentelle était prévu dès le prototype pour éviter de rendre visible any booboo de ce type.

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J’ai un temps considéré les boutons. Et puis non, restons minimaliste.

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Les finitions pour une doublure propre.

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la robe finie sagement posée sur son mannequin.  Je vous rassure avec le jupon c’était moins transparent !

9. De fierté tu rayonnera le jour J

Et voici ce que cela a donné porté ! C’était un vrai plaisir de réaliser puis porter sa création. C’est cette robe qui m’a motivé à me perfectionner en couture. Cela m’a aussi appris à être indulgente avec mes créations et ne pas focaliser sur la petite couture ratée mais plutot sur le plaisir de porter ce qu’on a fait.

Était-elle parfaite ? Non loin de là mais arf’ j’étais globalement satisfaite !

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10. Ce que j’améliorerais aujourd’hui

Vu la finesse du tissu, je n’ai pas rajouté de baleines. Je voulais que cela reste très fluide et avec les bretelles je n’en avais pas forcément besoin. Bonne idée mais au final dès que je ne me tenais pas ultra droite, le devant plissait un tantinet.

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Les bretelles avaient une légère tendance à glisser, aujourd’hui je rajouterai un chouillat de fashion tape pour garder tout en place ou même un peu d’élastique transparent pour que ce soit antidérappant.

 

17 commentaires Ajoutez les votres
  1. Bravo ! C’est un sacré défi que tu t’étais lancée ! Mais tu as réussi à t’en sortir brillamment !
    Le résultat est vraiment très beau. En la voyant sans savoir qu’elle était faite maison, elle fait l’illusion ! Tu as bien choisi tes tissus et les patrons… Je pense que dans ce genre de situation : anticipation et simplicité sont effectivement la clé du succès ! Encore bravo !
    Et félicitations et tous mes voeux de bonheur !

    1. Ah ah merci ! Je me frotterais surement de nouveau à créer une robe dos nu, c’est tellement joli ! Mais je vais me renseigner un peu plus avant car il y a des tricks à connaitre que je ne maîtrise pas encore. Mais c’est bien, ça donne de la perspective ! J’ai fait un tour sur ton blog, très intéressant ! Hop je m’abonne, on se racontera nos progrès et galères ;-). Bises. Alicia

    1. Merci merci :-). C’est ça qui m’a fait craquer, je suis en général assez difficile sur le sujet, il y en a plein qui tombent vite dans la catégorie « nian nian » et « rideau de cuisine » alors quand j’en ai vu une qui rentrait dans « élégance » (et qui ne coutait pas un smic) j’ai foncé !

Un avis, une question? A vous le micro !